« Ces » sert à désigner : ces cahiers, ces idées, ces élèves-là. « Ses » marque la possession : ses cahiers, ses idées, ses élèves ; le test le plus sûr consiste à passer au singulier : « ce/cet/cette » donne « ces », tandis que « son/sa » donne « ses ».
« Maîtresse, j’écris ces affaires ou ses affaires ? » Cette hésitation revient sans cesse du CE2 au collège, y compris chez des élèves qui lisent beaucoup. Sur le terrain, je constate que la règle est mieux comprise quand on relie immédiatement la forme au sens : est-ce qu’on montre, ou est-ce qu’on possède ? En classe, un simple test de remplacement au singulier débloque déjà beaucoup d’erreurs. Pour les enseignant·es comme pour les parents, l’enjeu n’est pas seulement d’obtenir la bonne orthographe, mais d’installer un réflexe fiable, rapide et réutilisable dans toutes les disciplines.
En bref : les réponses rapides
Ses ou ces : la réponse rapide pour ne plus se tromper
Ces sert à montrer ou à désigner : ces cahiers-là. Ses marque la possession : ses cahiers à lui ou à elle. Le test le plus sûr consiste à passer au singulier : si vous pouvez dire ce, cet ou cette, écrivez ces ; si vous pouvez dire son ou sa, écrivez ses.
Pour trancher vite entre ses ou ces, retenez une différence de sens très stable. Ces est un déterminant démonstratif : il désigne, il montre, il pointe un élément dans la situation ou dans le texte. Ses est un déterminant possessif : il relie le nom à un possesseur, au singulier ou au pluriel. En classe, j’insiste sur ce lien entre forme et sens, parce qu’il évite l’apprentissage mécanique. Vous vous demandez comment savoir entre ces et ses ? Posez la question du sens avant même l’orthographe : est-ce qu’on montre des objets précis, ou est-ce qu’on dit à qui ils appartiennent ? Les programmes de français de l’Éducation nationale demandent justement d’étudier les relations entre les marques grammaticales et la signification ; par conséquent, le test de substitution n’est pas une astuce artificielle, mais un vrai outil d’analyse. Des ouvrages comme Bescherelle, Projet Voltaire ou la banque linguistique de l’OQLF confirment cette opposition sémantique, même si, sur le terrain, un test simple reste plus efficace qu’une définition longue.
Le test fonctionne très bien avec des exemples scolaires courts, donc faciles à réutiliser au CE2 comme au collège. On écrit ses affaires, parce qu’au singulier on dirait son affaire ou sa trousse. On écrit ces affiches, parce qu’on peut dire cette affiche. Même logique pour ses parents : on dirait son parent, donc il s’agit de possession. En revanche, ces règles devient cette règle : on désigne. Enfin, ses cours renvoie à des cours qui appartiennent à un élève ou à un professeur, alors que ces cours montrerait des cours précis parmi d’autres. Dans une école française, j’ai vu une enseignante de CM1 faire entourer en bleu ce qu’on peut montrer et en vert ce qui appartient : en moins de 10 minutes, les erreurs baissaient nettement. Si vous cherchez un ces ou ses exemple ou une vraie ces ou ses astuce, gardez celle-ci : ce/cet/cette = ces ; son/sa = ses. C’est rapide, rigoureux et très réutilisable.
Pourquoi les élèves confondent « ses » et « ces » : erreurs authentiques et déclics utiles
Les élèves ne confondent pas seulement deux homophones : ils hésitent entre désigner et posséder. Pour comment différencier ces ses, partir d’erreurs réelles fonctionne mieux qu’une règle nue, car l’élève voit aussitôt quelle question mentale il a oubliée : qui possède ? ou qu’est-ce qu’on montre ?
En classe, les productions fautives sont très parlantes. Un élève écrit : « ces cahiers sont à Paul ». Le son guide l’écriture, mais le sens appelle ses cahiers, puisque Paul est le possesseur. Autre cas fréquent : « la maîtresse a rangé ses affiches », alors qu’on veut parler d’affiches visibles au mur ; l’élève active l’idée de possession parce que le groupe nominal suit un adulte identifié, alors qu’il fallait ces affiches. On lit aussi « j’ai oublié ces affaires » quand l’élève parle de ses propres objets : le possesseur est implicite, donc mal repéré. En CM1, lors d’une dictée négociée sur le tri des déchets de l’école, j’ai vu plusieurs élèves écrire « ces gourdes » au lieu de ses gourdes ; le référent était connu dans la scène, mais non répété dans la phrase. Même mécanisme en CM2 avec « ses élèves de CM2 regardent cette affiche » dans une phrase de démonstration : l’élève choisit le mot fréquent, sans tester la relation de possession. C’est là que la question comment savoir si on met un S ou un C devient opératoire : si l’on peut reformuler par les siens / les siennes, on est du côté de ses.
Le déclic vient quand on relie l’orthographe à une micro-analyse syntaxique. Ces sert à montrer, souvent dans une situation de proximité visuelle ou de reprise du contexte ; ses dépend d’un possesseur, exprimé ou récupérable. Par conséquent, les phrases d’entraînement gagnent à être contextualisées : compost de l’école, cour végétalisée, fournitures durables, commerce équitable, alimentation durable ou biodiversité scolaire. L’élève raisonne mieux sur « Lina a apporté ses graines pour l’hôtel à insectes » que sur une phrase abstraite. Cette approche rejoint les recommandations de l’Éducation nationale sur l’étude de la langue en contexte et l’écriture régulière ; l’ADEME, de son côté, fournit des situations scolaires concrètes sur les déchets et la consommation, très utiles pour fabriquer des phrases qui ont du sens. Quand la classe manipule un vrai référent, la confusion ses ou ces ou c’est baisse nettement, parce que le sens cesse d’être décoratif.
| Forme | Question à se poser | Exemple scolaire |
|---|---|---|
| ces | Est-ce que je montre ou désigne ? | Ces bacs de tri sont dans la cour. |
| ses | Qui possède ? Puis-je dire les siens ? | Yanis a oublié ses cahiers. |
| ce | Est-ce un déterminant singulier ? | Ce composteur fonctionne bien. |
| se | Le verbe est-il pronominal ? | La classe se prépare à l’enquête. |
| c’est | Puis-je remplacer par cela est ? | C’est une affiche sur le recyclage. |
| s’est | Y a-t-il un verbe au passé composé pronominal ? | La graine s’est développée. |
| sa | Y a-t-il un nom féminin possédé ? | Inès a pris sa gourde. |
| ça | Puis-je dire cela ? | Ça déborde dans le bac jaune. |
Ce tableau aide aussi pour c'est ces ses et pour la question voisine : quelle est la différence entre ça et sa. En classe, je conseille une routine brève : lire la phrase, chercher le possesseur, puis tester une reformulation. C’est simple, mais très robuste.
Le tableau de confusion à garder sous la main
Pour corriger durablement « ses » ou « ces », mieux vaut traiter toute la famille d’homophones d’un seul coup. Ce repère fonctionne bien en classe. Il aide l’élève à vérifier la nature du mot, à poser la bonne question et à tester un remplacement simple, comme le recommandent les ressources d’étude de la langue de l’Éducation nationale.
| Forme | Nature | Question de vérification | Remplacement test | Exemple lié à l’école |
|---|---|---|---|---|
| ces | déterminant démonstratif | Montre-t-on des noms ? | ceux-là | Ces cahiers restent en classe. |
| ses | déterminant possessif | À qui appartiennent-ils ? | les siens | Lina range ses feutres. |
| ce | déterminant / pronom | Singulier ? | cela parfois | Ce livre est au coin lecture. |
| se | pronom réfléchi | Verbe pronominal ? | me | Il se concentre avant la dictée. |
| c’est | cela est | Peut-on dire cela est ? | cela est | C’est la règle du jour. |
| s’est | pronom + verbe | Passé composé ? | m’est | Elle s’est trompée de ligne. |
| sa | déterminant possessif | Une seule chose à elle ? | la sienne | Noé cherche sa trousse. |
| ça | pronom démonstratif | Peut-on dire cela ? | cela | Ça aide pour la poésie. |
La méthode qui marche en classe : un protocole de remédiation en 10 minutes
Pour corriger durablement ses et ces, faites verbaliser trois questions très simples : de qui parle-t-on, montre-t-on ou possède-t-on, et quel remplacement marche au singulier ? En classe, ce mini protocole de relecture rend visible la règle et aide vraiment à savoir comment savoir entre CES et ses sans réciter une leçon par cœur.
La micro-séance tient en 10 minutes, en APC, au rituel du matin ou pendant une correction de dictée. Vous écrivez quatre phrases au tableau, puis vous demandez aux élèves de les lire à voix haute, lentement. Ensuite, ils repèrent le nom juste après le mot à choisir : gourdes, graines, photos. La question décisive arrive tout de suite : y a-t-il un possesseur ? Si oui, on va vers ses. Si on montre, on va vers ces. Pour fixer quand écrire ses ou ces, faites tester le singulier à l’oral : si son ou sa fonctionne, on écrit ses ; si ce, cet ou cette fonctionne, on écrit ces. On termine toujours par une relecture complète de la phrase. C’est court, concret, et bien plus efficace qu’une règle isolée.
Voici l’exercice diagnostic que j’utilise souvent, notamment en CE2, avec un lexique de vie scolaire et d’EDD : « Lila range __ gourdes dans le bac. » « Regardez __ graines de haricots dans le potager scolaire. » « Le directeur a présenté __ photos du composteur. » « Dans __ écoles engagées, on pèse les restes alimentaires. » « Yanis a oublié __ cahiers près du récupérateur d’eau. » « Observez __ insectes près de la haie. » « La classe affiche __ résultats de tri dans le couloir. » « Prenez __ pinces pour ramasser les déchets. » Le double piège est utile : il faut choisir le bon déterminant et justifier. C’est exactement ce qui aide les élèves qui demandent encore quand faut-il mettre ses ou quand on utilise le ses. Pour corriger, je demande une phrase orale complète : “Il y a un possesseur, Lila, donc ses gourdes.” Cette verbalisation est le vrai levier.
Les critères de réussite sont simples et rassurants : 7/8 corrects = acquis, 5 à 6/8 = à consolider, moins de 5/8 = reprendre la verbalisation du possesseur. En Nouvelle-Aquitaine, une classe de CE2 a réinvesti ce travail dans des productions d’écrit sur le jardin pédagogique : les élèves rédigeaient de courtes légendes sur les semis, les outils et les récoltes, puis relisaient avec le test son/sa ou ce/cette. Les erreurs ont chuté en quelques semaines, car la notion était reliée à une situation réelle. Cette logique fonctionne aussi très bien avec un exercice ces ses c'est s'est cm2 ou un exercice c'est s'est ces ses à imprimer, à condition de ne pas tout mélanger d’emblée : commencez par ses/ces, puis élargissez. La démarche rejoint d’ailleurs l’esprit des projets d’école concrets, y compris dans une dynamique de label Écoles Équitable, où maîtrise de la langue et actions de terrain avancent ensemble. Côté repères institutionnels, les programmes de français de l’Éducation nationale insistent sur l’étude de la langue en contexte et en révision d’écrits, ce qui valide pleinement ce format court et régulier.
Comment l'appliquer dans votre classe
En 10 minutes, vous pouvez installer un réflexe fiable. Prenez 6 à 8 phrases tirées de la vie réelle de la classe, faites choisir entre ses et ces, puis demandez une justification orale systématique : “Je peux dire son/sa ? alors c’est ses” ; “Je peux dire ce/cette ? alors c’est ces”. Ce test simple fonctionne très bien du CE2 au collège.
Choisissez des phrases proches du quotidien : “Lina range ___ feutres”, “Regarde ___ affiches sur le tri”, “Le délégué présente ___ idées pour la cour”. Affichez le test son/sa ou ce/cette au tableau, puis faites verbaliser la preuve, pas seulement la réponse. Réinvestissez aussitôt dans une courte production écrite liée à un projet de classe, par exemple une affiche sur le commerce équitable ou le tri des déchets. J’observe que l’automatisation progresse quand on reprend exactement le même geste une semaine plus tard, avec 4 nouvelles phrases et un critère de réussite clair : justifier correctement au moins 3 réponses sur 4. Cette logique de réemploi rejoint les repères de l’Éducation nationale sur l’étude de la langue en contexte.
Exemples prêts à l’emploi, source officielle et points de vigilance
Les meilleurs exemples obligent à comprendre le sens, pas à réciter une astuce. Pour pourquoi écrire ces ou ses, faites verbaliser soit la possession, soit la désignation visible. Appuyez-vous sur les ressources de l’Éducation nationale : elles relient orthographe, grammaire et production d’écrit, ce qui rend ces ou ses exemple vraiment transférables en classe.
Voici une série courte, directement exploitable du CE2 au collège : « Lina range ses graines dans une boîte » : on écrit ses, car les graines appartiennent à Lina. « Regardez ces insectes du jardin » : on écrit ces, car on les montre. « Malo affiche ses photos du projet équitable » : possession, donc ses. « J’observe ces affiches sur l’alimentation durable » : désignation, donc ces. « Lila présente ses cahiers » : ce sont les siens. « Prenez ces cahiers pour l’atelier » : on désigne un lot précis. « Le groupe a trié ses déchets » : les déchets du groupe. « Photographiez ces déchets pour l’enquête sur le gaspillage alimentaire » : on montre ce qui est devant soi. « Adam a oublié ses fiches » : elles lui appartiennent. « Ces photos sont floues » : on attire l’attention sur elles. Ce jeu de contrastes aide à comprendre ses photos ou ces photos sans réduire l’apprentissage à un réflexe mécanique.
Les adultes hésitent surtout dans trois cas. D’abord, quand le possesseur n’est pas collé au nom : « Après l’atelier, Inès reprend ses affiches » reste un possessif, même si Inès est plus loin. Ensuite, quand la phrase commence par le groupe nominal : « Ces insectes du jardin attirent les élèves » ne change pas de nature parce que le nom ouvre la phrase. Enfin, quand l’objet est visible dans la classe, ces sert souvent à montrer : « Rangez ces feuilles sur la table ». Pour comment utiliser ces exemples, je conseille une verbalisation rapide : À qui est-ce ? ou Qu’est-ce qu’on montre ? En référence officielle, les programmes et ressources d’accompagnement en français de l’Éducation nationale insistent sur l’étude de la langue en contexte d’écriture ; en prolongement, l’ADEME fournit des supports sur le tri et le gaspillage alimentaire, utiles pour créer des phrases ancrées en éducation au développement durable. Vous pouvez aussi relier ces thèmes aux repères de la FAO, de l’ONU ou de l’INRAE. Exemple concret : dans une école engagée en potager, des élèves légendent « ses semis » dans leur carnet, puis « ces plants » lors d’une observation collective. En pratique, si l’élève sait dire qui possède, il trouve souvent ses ; s’il montre, il écrit ces.
Quand Ecrire Ses où ces ?
On écrit « ses » quand il s’agit d’un déterminant possessif : cela indique l’appartenance, comme dans « ses cahiers ». On écrit « ces » quand il s’agit d’un déterminant démonstratif : cela sert à montrer ou désigner, comme dans « ces cahiers-ci ». Mon astuce : si vous pouvez remplacer par « mes », écrivez « ses ».
Comment savoir écrire se où ce ?
On écrit « se » devant un verbe pronominal : « il se lève », « elle se trompe ». On écrit « ce » pour désigner quelque chose : « ce livre », « ce matin », « ce sont ». Je conseille de regarder le mot suivant : si c’est un verbe et que le sujet fait l’action sur lui-même, on écrit « se ».
Comment ecrire ses CES c'est ?
« Ses » exprime la possession : « ses affaires ». « Ces » sert à montrer : « ces affaires ». « C’est » signifie « cela est » : « c’est juste ». Pour choisir, remplacez mentalement : si vous pouvez dire « cela est », il faut écrire « c’est ». Si vous pouvez dire « mes », il faut écrire « ses ».
Quelle est la différence entre ça et sa ?
« Ça » est un pronom qui remplace « cela » : « ça fonctionne », « j’aime ça ». « Sa » est un déterminant possessif : « sa trousse », « sa veste ». Le test le plus simple est de remplacer « ça » par « cela ». Si la phrase reste correcte, il faut écrire « ça ».
Comment différencier ces Ses ?
Pour différencier « ces » et « ses », observez le sens. « Ses » indique que quelque chose appartient à quelqu’un : « ses idées ». « Ces » sert à désigner : « ces idées-là ». J’utilise souvent cette méthode avec les élèves : remplacer par « mes » ou « tes ». Si cela fonctionne, on écrit « ses ».
Pourquoi Ecrire ces où ses ?
On choisit « ces » ou « ses » selon le sens de la phrase. « Ces » montre, désigne, pointe des éléments précis. « Ses » exprime la possession. Par exemple : « ces graines » désigne des graines, tandis que « ses graines » signifie qu’elles appartiennent à quelqu’un. Le bon choix dépend donc du message que vous voulez transmettre.
Comment savoir entre CES et ses ?
Entre « ces » et « ses », il faut se demander s’il y a une idée de possession. Si oui, écrivez « ses » : « ses élèves », « ses outils ». Sinon, si vous désignez simplement des choses ou des personnes, écrivez « ces » : « ces élèves », « ces outils ». Le contexte est toujours la meilleure aide.
Comment savoir si on met un S ou un C ?
Pour choisir entre « ses » et « ces », pensez au sens du mot. Le S de « ses » peut vous faire penser à « sien » ou à la possession. Le C de « ces » sert à montrer, comme dans « ce » ou « cette ». Je recommande un test simple : « mes » pour « ses », « ces…-ci » pour « ces ».
Pour choisir entre « ses » et « ces », gardez un repère unique : montrer ou posséder. Si le singulier devient « ce/cet/cette », écrivez « ces » ; si le singulier devient « son/sa », écrivez « ses ». Ce réflexe de substitution fonctionne très bien en remédiation courte, à l’oral comme à l’écrit. En classe, affichez la paire de tests, faites manipuler des exemples proches du quotidien scolaire, puis vérifiez la réussite sur quelques phrases ciblées : la mémorisation devient nettement plus solide.
Mis à jour le 05 mai 2026