Quels sont les aménagements possibles pour le brevet des collèges ? Le point sur le tiers temps
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Quels sont les aménagements possibles pour le brevet des collèges ? Le point sur le tiers temps

26 janvier 2026 9 min de lecture

Le Diplôme national du brevet est souvent vécu comme une première épreuve décisive. Pour certains élèves, les conditions d’examen peuvent pourtant créer un déséquilibre : fatigue accrue, lenteur de traitement, difficultés de concentration ou d’écriture.

Plan de l’article

Le Diplôme national du brevet est souvent vécu comme une première épreuve décisive. Pour certains élèves, les conditions d’examen peuvent pourtant créer un déséquilibre : fatigue accrue, lenteur de traitement, difficultés de concentration ou d’écriture. Vous vous demandez si le tiers temps au brevet peut compenser ces contraintes?

Sans information claire, les démarches paraissent complexes et l’échéance approche vite. Entre interrogations sur l’éligibilité, crainte de stigmatisation et incertitudes logistiques, la pression monte. Or le tiers temps examen existe précisément pour garantir l’égalité des chances, sans modifier le niveau d’exigence.

Encadré par des textes officiels, cet aménagement d’examen au collège permet d’adapter le temps – et parfois les conditions matérielles – aux besoins réels de l’élève. Avec les bons repères, vous pouvez agir sereinement et sécuriser son parcours.

Comprendre le tiers temps au brevet des collèges

Le tiers temps au brevet des collèges fait partie des aménagements d’examen prévus pour garantir des conditions d’évaluation équitables. Son principe est simple : offrir à certains élèves un temps supplémentaire afin qu’ils puissent mobiliser leurs compétences sans être pénalisés par leur difficulté.

Ce dispositif s’inscrit dans une logique portée par le Ministère de l’Éducation nationale. Il ne s’agit ni d’un avantage, ni d’une faveur. Le tiers temps vise à rétablir un équilibre quand les conditions classiques de l’examen créent une inégalité de fait.

Pour le Diplôme national du brevet, cette majoration concerne les épreuves écrites et répond à des règles précises. Les textes ne fixent pas de chiffres nationaux publics par type d’examen, mais le cadre réglementaire est clair : l’aménagement doit compenser un obstacle identifié, sans modifier les exigences attendues.

À quoi correspond le tiers temps ?

Concrètement, le tiers temps correspond à une majoration du temps d’épreuve, le plus souvent équivalente à un tiers de la durée normale. Une épreuve de deux heures peut ainsi être allongée d’environ quarante minutes.

Ce temps supplémentaire à l’examen permet à l’élève de mieux gérer sa fatigue, sa lenteur de déchiffrage ou ses difficultés de concentration. Il ne change ni le contenu des sujets, ni le niveau d’exigence de correction.

Attention toutefois : le tiers temps n’est pas automatique. Il est accordé lorsqu’un aménagement du temps apparaît pertinent au regard des besoins de l’élève, et uniquement pour les épreuves concernées.

Textes officiels et cadre réglementaire

Les aménagements d’examen au collège sont encadrés par des textes publiés au bulletin officiel. Ils définissent le rôle des autorités académiques et les conditions d’attribution des aides, dont le tiers temps.

Le principe est constant : l’examen doit rester le même pour tous, mais ses modalités peuvent être adaptées. La réglementation sur le tiers temps précise ainsi que les aménagements doivent être proportionnés, justifiés et anticipés.

En pratique, chaque académie applique ces règles générales, avec des modalités administratives parfois différentes. D’où l’importance de se référer aux consignes transmises par l’établissement.

Qui peut bénéficier d’un tiers temps au brevet ?

La question revient souvent : mon enfant est-il concerné ? La réponse dépend moins du label que des besoins réels de l’élève. Aucun classement n’est établi entre les difficultés : ce sont leurs conséquences sur les apprentissages et l’évaluation qui comptent.

Les données publiques détaillées par profil manquent encore. Les académies s’appuient donc sur des avis médicaux et éducatifs individualisés, parfois en lien avec la MDPH ou le médecin scolaire.

  • Élève en situation de handicap reconnu ou en cours de reconnaissance
  • Élève présentant des troubles des apprentissages durables
  • Élève avec une pathologie ou une difficulté impactant fortement les épreuves écrites

Troubles, handicaps et situations reconnues

Le tiers temps peut concerner des profils variés. On retrouve fréquemment les troubles DYS (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie), le TDAH, ou encore certaines difficultés visuelles ou motrices.

Un point essentiel : l’éligibilité au tiers temps repose sur l’impact fonctionnel, pas sur la sévérité perçue du trouble. Un élève discret, qui compense beaucoup en classe, peut en avoir besoin le jour de l’examen.

À l’inverse, une difficulté ponctuelle ou récente ne suffit pas toujours. D’où l’intérêt d’une évaluation sérieuse, menée en amont et partagée avec les professionnels.

Comment demander un tiers temps pour le brevet

La demande de tiers temps au brevet suit une procédure administrative précise. Rien d’insurmontable, mais mieux vaut s’y prendre tôt. Les délais varient selon les académies, et les dépôts tardifs compliquent souvent les choses.

Le point de départ se situe presque toujours dans l’établissement scolaire. Le chef d’établissement transmet le dossier au service des examens, en lien avec les autorités académiques.

Pour sécuriser la démarche, avancez pas à pas, sans attendre la convocation aux épreuves.

  • Identifier les besoins de l’élève avec l’équipe éducative
  • Consulter un professionnel de santé si nécessaire
  • Rassembler les pièces demandées
  • Déposer le formulaire académique complet dans les délais

Constituer le dossier de demande

Le cœur du dossier repose sur le certificat médical. Il ne s’agit pas d’un simple constat, mais d’un document argumenté décrivant les conséquences de la difficulté sur les conditions d’examen.

Peuvent également être joints : bilans orthophoniques, psychologiques, comptes rendus de suivi ou décisions de la MDPH. Chaque justificatif médical pour les examens doit éclairer la demande, pas l’alourdir inutilement.

Un conseil souvent utile : relire le dossier en se posant une question simple. En quoi cet aménagement permet-il à l’élève de montrer ce qu’il sait réellement ?

Organisation concrète du tiers temps le jour du brevet

Le jour J, le tiers temps DNB modifie l’expérience de l’épreuve. Les horaires sont adaptés, parfois dans une salle distincte du centre d’examen, afin de respecter les temps supplémentaires accordés.

Les académies publient des horaires types, sans moyenne nationale. L’élève peut commencer en même temps que les autres, mais finir plus tard, avec une surveillance continue.

Pour se préparer sereinement, certains parents trouvent utile de travailler en amont la gestion de l’effort et de la concentration. Des ressources sur l’accompagnement scolaire et la régularité peuvent aider à anticiper ces temps longs.

Conditions matérielles et humaines adaptées

Le tiers temps s’accompagne parfois d’aménagements matériels pour l’examen. Ordinateur, sujets agrandis, pauses aménagées : chaque aide vise à limiter la surcharge cognitive.

Une aide humaine peut aussi être prévue, par exemple pour la lecture des consignes ou la manipulation du matériel. Rien n’est standardisé : l’adaptation se construit au cas par cas.

Ce cadre rassurant aide l’élève à se concentrer sur l’essentiel. Composer. Répondre. Donner le meilleur de lui-même.

Regards pédagogiques sur les aménagements aux examens

Au-delà des procédures, les aménagements du brevet s’inscrivent dans une vision plus large de l’école inclusive. Ils rappellent que l’égalité ne signifie pas uniformité.

Les ressources pédagogiques et institutionnelles soulignent toutes un point : un aménagement bien pensé ne fausse pas l’évaluation, il la rend plus juste. Les aménagements au brevet participent à cette logique.

Pour aller plus loin, certaines familles s’appuient sur des contenus dédiés à la préparation globale de l’année scolaire, comme ceux proposés pour préparer sereinement les temps clés en famille. Une manière de replacer l’examen dans un parcours accompagné, et non subi.

Le brevet est-il obligatoire pour passer en seconde ?

Non, l’obtention du Diplôme national du brevet n’est pas juridiquement obligatoire pour entrer en seconde. Le passage en lycée dépend avant tout de la décision du conseil de classe de fin de troisième, qui évalue les compétences et les résultats de l’élève sur l’année. Un élève peut donc être orienté en seconde même sans le brevet. En revanche, le DNB reste symboliquement important : il valorise le parcours de l’élève et peut renforcer la confiance à l’entrée au lycée. En cas de difficulté, il est utile d’échanger en amont avec l’équipe éducative.

Le tiers temps accordé au brevet est-il valable pour le lycée ?

Non, le tiers temps accordé pour le brevet ne s’applique pas automatiquement aux examens du lycée. Les aménagements doivent être redemandés et réévalués à chaque nouvel examen (épreuves anticipées de français, baccalauréat). Le maintien n’est jamais automatique, même si la situation de l’élève est stable. Conseil pratique : conservez les bilans et certificats médicaux récents, et anticipez la démarche dès le début du lycée en lien avec l’établissement et, si besoin, le médecin scolaire.

Anticiper le tiers temps pour un brevet plus équitable

Le tiers temps au brevet n’est ni un privilège ni un passe-droit. C’est un droit encadré qui vise à compenser des difficultés identifiées, pour que l’évaluation porte sur les acquis et non sur des limites fonctionnelles. Comprendre ce cadre aide à poser des bases claires et apaisantes.

La clé reste l’anticipation. En échangeant tôt avec l’établissement, le médecin scolaire ou les professionnels de l’accompagnement, vous sécurisez la demande et évitez les démarches de dernière minute. Cette concertation permet aussi d’ajuster les aménagements au plus près des besoins réels de l’élève.

Le jour de l’examen, ces dispositifs offrent un cadre plus favorable sans dénaturer l’épreuve. Avec des repères précis et une préparation adaptée, vous pouvez aborder le brevet comme une étape accompagnée, en confiance dans les capacités de votre enfant.

En résumé

Le Diplôme national du brevet est souvent vécu comme une première épreuve décisive. Pour certains élèves, les conditions d’examen peuvent pourtant créer un déséquilibre : fatigue accrue, lenteur de traitement, difficultés de concentration ou d’écriture. Vous vous demandez si le tiers temps au brevet peut compenser ces contraintes?

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