On écrit le plus souvent « je souhaiterais » avec -ais, car c'est le conditionnel présent utilisé pour formuler une demande polie ou un souhait. « Je souhaiterai » avec -ai correspond au futur simple et s'emploie surtout pour parler d'une action à venir.
« Je souhaiterais vous rencontrer » ou « je souhaiterai vous rencontrer » ? Cette hésitation revient souvent dans les cahiers de liaison, les mails aux familles, les demandes de subvention ou les messages adressés à la mairie. Comme ancienne professeure des écoles, je vois bien que l'enjeu ne se limite pas à une terminaison : il touche aussi au ton juste. Selon le destinataire, la formule peut être très adaptée, ou au contraire un peu trop distante. Le bon réflexe consiste donc à vérifier à la fois la conjugaison et l'effet produit, surtout dans les écrits scolaires du quotidien.
En bref : les réponses rapides
Je souhaiterais : la forme correcte dans la plupart des demandes polies
Dans un mail, un mot aux familles ou une demande administrative, on écrit le plus souvent « je souhaiterais » avec -ais. C’est le conditionnel présent du verbe souhaiter, utilisé pour formuler un souhait, une demande atténuée ou une tournure plus courtoise que « je veux » ou « je souhaite ».
Si vous hésitez entre je souhaiterai ou je souhaiterais, retenez un réflexe simple : dans la plupart des écrits scolaires réels, la bonne forme est celle en -ais. On l’emploie pour demander sans brusquer : « je souhaiterais savoir si un rendez-vous est possible », « je souhaiterais obtenir des précisions sur la sortie », « je souhaiterais proposer notre classe au projet chorale ». La forme en -ai, elle, relève du futur simple : « Demain, je souhaiterai la bienvenue aux familles. » Cette phrase existe, mais elle est bien plus rare dans la vie quotidienne d’une école. Pour la conjugaison souhaiter, vous pouvez vérifier sur Le Conjugueur ; ici, l’enjeu principal reste l’usage juste, lisible et professionnel.
Dans les écrits liés à l’Éducation nationale, cette nuance compte parce qu’elle améliore la relation sans alourdir le message. On la retrouve dans un courriel à une direction : « Je souhaiterais convenir d’un entretien » ; dans une demande à la mairie : « Nous souhaiterions connaître les modalités de prêt de salle » ; dans un message à une association partenaire : « Je souhaiterais recevoir votre dossier pédagogique » ; dans une candidature à un projet : « Notre équipe souhaiterait participer à l’action » ; ou dans un échange avec une famille : « Je souhaiterais faire un point sur les progrès de votre enfant ». Sur le terrain, je conseille une relecture très simple : est-ce une demande polie, ici et maintenant ? Si oui, le conditionnel présent est presque toujours le bon choix. Cette recherche de clarté rejoint les attendus d’écriture professionnelle rappelés par les ressources de l’Éducation nationale. Pour lever un doute ponctuel, vous pouvez aussi croiser avec un article de langue du Figaro, mais la meilleure boussole reste le contexte concret du message.
Dans un mail d'école, faut-il vraiment écrire « je souhaiterais » ?
Oui, mais pas systématiquement. Je souhaiterais fonctionne très bien dans une demande polie adressée à une direction, une mairie, une association ou des familles. En revanche, dans un mail professionnel court, je souhaite ou pourriez-vous est souvent plus simple, plus direct et plus naturel pour écrire un message sans faute.
La vraie question n’est pas seulement l’orthographe. C’est l’adéquation au contexte. Dans les écrits scolaires, je veux paraît souvent trop abrupt, surtout face à une hiérarchie ou à un partenaire extérieur. Je souhaite est neutre, clair, efficace. Je souhaiterais, lui, ajoute une distance polie utile quand vous formulez une demande sensible, négociez une date, sollicitez une aide ou entrez en contact pour la première fois. C’est pourquoi je souhaiterais prendre un rendez-vous convient bien dans un message à la direction, alors que je souhaite vous rencontrer mardi peut sembler plus sec. À l’inverse, si vous écrivez deux lignes à un collègue déjà connu, la formule peut alourdir inutilement le message. Dans mes accompagnements E3D, je conseille de choisir la formule selon le destinataire, l’enjeu et la relation, pas par automatisme scolaire.
| Situation | Formulation conseillée | Niveau de politesse | Remarque |
|---|---|---|---|
| Mail à la direction pour un entretien | Je souhaiterais prendre un rendez-vous au sujet du projet de classe. | Diplomatique | Très adapté si vous demandez un créneau ou une validation. |
| Message bref à un collègue ou à une équipe connue | Je souhaite faire un point jeudi. | Neutre | Plus léger, plus fluide dans un échange interne. |
| Contact avec une ferme pédagogique | Je souhaiterais savoir si vous accueillez des classes en mai. | Diplomatique | Bonne entrée en matière pour une première prise de contact. |
| Demande à la mairie pour un composteur ou un projet biodiversité | Nous souhaiterions étudier avec vous l’installation d’un composteur. | Diplomatique | Utile pour un projet biodiversité scolaire ou alimentation durable. |
| Demande de subvention ou d’intervention | Nous souhaitons solliciter votre appui pour une action sur le commerce équitable. | Neutre à soutenu | Clair et crédible si le mail est déjà bien structuré. |
Concrètement, une école engagée dans un projet E3D peut écrire à la mairie pour demander un composteur, des bacs de plantation ou un appui à un projet de cour végétalisée. Dans ce cas, je souhaiterais savoir si la commune peut accompagner l’école sonne juste, parce que la demande appelle une réponse, un arbitrage ou un partenariat. Pour une structure extérieure, comme une association intervenant sur l’alimentation durable ou le commerce équitable, la formule protège aussi d’un ton trop impératif. C’est cohérent avec les attendus de communication scolaire rappelés par l’Éducation nationale, qui valorise une écriture adaptée au destinataire dans la production d’écrits, et avec les ressources de l’ADEME sur les projets d’établissement liés aux déchets et à l’alimentation. Si votre école s’inscrit dans un cadre comme le Label Écoles Équitable, cette précision de ton renforce la crédibilité du projet sans le rendre pesant.
Avant / après : 4 formulations authentiques d'école corrigées
Réponse rapide : je souhaiterais s’écrit au conditionnel présent et sert à formuler une demande polie, souvent plus souple que je souhaite. À l’école, le bon choix ne dépend pas seulement de la grammaire : il change aussi le ton, entre demande ouverte, intention affirmée ou formule trop distante.
Exemple 1 : Je souhaiterai un rendez-vous devient Je souhaiterais un rendez-vous si le parent formule une demande courtoise ; avec le futur, on entend presque une annonce. Exemple 2 : Je souhaiterais intégrer le club nature est correct, mais un élève peut paraître trop formel ; J’aimerais rejoindre le club nature sonne souvent plus naturel. Exemple 3 : Je souhaite savoir si la sortie est maintenue est juste et direct ; l’effet est plus net, utile dans un mail d’école. Exemple 4 : Nous souhaiterions participer à la Quinzaine du commerce équitable convient très bien à un message adressé à une mairie ou à une association comme Max Havelaar France : c’est poli, collectif, crédible.
Comment l'appliquer dans votre classe : mini-atelier d'écriture et grille de relecture
Pour faire retenir « je souhaiterais », le plus efficace est de partir d’écrits réels de l’école : mot aux familles, demande de rendez-vous, courrier à la mairie ou à une association. Une courte activité de réécriture, suivie d’une grille de relecture en 4 points, ancre mieux la règle qu’une simple leçon de conjugaison et aide vraiment à écrire sans faute.
En classe ou en APC, je vous conseille un atelier de production d’écrits très court, sur 20 à 30 minutes. Préparez 5 phrases d’élèves avec de vraies hésitations : « Je souhaiterai vous voir demain », « Je souhaiterais aller à la piscine mardi », « Je souhaiterais un rendez-vous avec vous », « Je souhaiterais participer à la collecte », « Je souhaiterai apporter les papiers lundi ». Le tri est simple : d’un côté, les phrases qui annoncent une action future ; de l’autre, celles qui formulent une demande polie. Ensuite, les élèves réécrivent. Ils remplacent, selon le sens, par je souhaiterai, je voudrais, je vais ou une formulation plus directe. Ce travail est très utile pour je souhaiterais école, car il relie orthographe, destinataire et intention de communication.
La grille de relecture tient sur un quart de feuille et devient un réflexe pour toute production d’écrits. Vous pouvez l’afficher puis la faire recopier au dos du cahier : 1) Est-ce une demande polie ou une action future ? 2) Puis-je remplacer par « je voudrais » ? 3) Ai-je un destinataire identifié ? 4) La phrase est-elle assez simple ? Avec cette routine, l’élève ne mémorise pas seulement une terminaison ; il apprend à choisir une forme adaptée. C’est exactement l’esprit des attendus de l’Éducation nationale sur l’écriture pour communiquer, reformuler et réviser ses textes, tels qu’on les retrouve sur Éduscol pour la maîtrise de la langue et la réécriture. En pratique, comment l’appliquer dans votre classe ? En réinvestissant la même grille dans les mails, les affiches, les demandes d’autorisation ou les lettres de projet.
Un bon exemple final est une lettre d’élève pour demander un tri des déchets à la cantine : « Madame la directrice, nous souhaiterions installer un bac de tri pour les emballages du déjeuner. Nous pensons que cette action aiderait l’école à réduire ses déchets. Pourrions-nous en parler avec l’équipe de cantine ? » La phrase est correcte, polie et utile. Elle montre que le français sert à agir dans la vie de l’établissement, en lien avec l’éducation au développement durable. Pour nourrir ce type de projet, vous pouvez vous appuyer sur les ressources de l’ADEME sur la réduction des déchets scolaires ; si vous travaillez plutôt sur l’alimentation, les repères de la FAO sont intéressants pour relier écriture, consommation responsable et débat. C’est aussi une belle entrée pour un projet d’école, voire une démarche reconnue par un label comme Écoles Équitable.
Les pièges fréquents autour de « je souhaiterais » dans les messages et projets scolaires
Réponse rapide : l’erreur la plus fréquente est d’écrire je souhaiterai au lieu de je souhaiterais dans une demande polie. D’autres confusions reviennent souvent à l’école : je vous souhaite n’a pas le même sens, qui souhaite ou souhaitent dépend du sujet, et après je souhaite que, on attend le subjonctif.
Pour comment écrire je souhaiterais, retenez ceci : -ais renvoie ici au conditionnel, souvent utilisé pour adoucir une demande. Je souhaiterai, avec -ai, relève du futur : ce n’est pas faux en soi, mais ce n’est pas la même intention. Dans un mail aux familles, à la direction ou à une mairie, la nuance compte. Je vous souhaite, lui, exprime un vœu adressé à quelqu’un : je vous souhaite une bonne réunion. Rien à voir avec une requête. Même vigilance pour la conjugaison de souhaite : je souhaite, il souhaite, ils souhaitent. La question qui souhaite ou souhaitent se règle en repérant le vrai sujet. Les élèves souhaitent présenter leur projet. La classe souhaite présenter son projet. En production d’écrits, je conseille une astuce simple : si vous pouvez remplacer par j’aimerais, le conditionnel en -ais est souvent le bon choix.
Autre piège classique : quel temps après je souhaite que ? La réponse est nette : le subjonctif. On écrit je souhaite que le conseil valide, que les parents puissent venir, que votre enfant soit présent. Dans les candidatures ou demandes fréquentes, les tournures correctes sont : je souhaiterais intégrer la section, je souhaiterais savoir si une visite est possible, je souhaiterais prendre un rendez-vous. C’est sobre et adapté. En classe, j’ai vu passer des affiches de projet avec je vous souhaite participer ou je souhaite que les élèves viennent suivi d’un indicatif : erreurs très utiles à faire corriger collectivement. Le ministère de l’Éducation nationale rappelle l’attention à la maîtrise de la langue dans toutes les disciplines ; pour vérifier une forme, Le Conjugueur peut aider, mais la relecture contextualisée reste décisive. Même Marcel Proust n’écrivait pas hors contexte : les paroles d’écrivains ne dispensent jamais de relire. Formule-mémo à afficher : demande polie = conditionnel en -ais ; après “je souhaite que” = subjonctif.
Quand on utilise le conditionnel ?
On utilise le conditionnel pour exprimer une demande polie, un souhait, une possibilité, un conseil ou une action soumise à une condition. Par exemple : « Je souhaiterais vous rencontrer » est plus courtois que « je souhaite ». On l’emploie aussi dans des phrases avec « si » : « Si j’avais le temps, je participerais ».
Comment conjuguer le verbe souhaiter ?
Le verbe « souhaiter » se conjugue comme un verbe régulier du premier groupe. Au présent : je souhaite, tu souhaites, il souhaite, nous souhaitons, vous souhaitez, ils souhaitent. Au conditionnel présent : je souhaiterais, tu souhaiterais, il souhaiterait, nous souhaiterions, vous souhaiteriez, ils souhaiteraient. Le radical reste stable, ce qui facilite son emploi.
Comment savoir si c'est du conditionnel ou du futur ?
Pour distinguer le conditionnel du futur, regardez la terminaison. Au futur simple : je souhaiterai, tu souhaiteras, il souhaitera. Au conditionnel présent : je souhaiterais, tu souhaiterais, il souhaiterait. Le conditionnel sert souvent à nuancer, imaginer ou formuler poliment. Le futur annonce plutôt un fait à venir considéré comme probable ou certain.
Comment ecrire je souhaiterais ?
La bonne forme est « je souhaiterais », avec -ais à la fin. Il s’agit du conditionnel présent du verbe « souhaiter ». Cette tournure est très utilisée pour formuler une demande avec tact, par exemple dans un mail : « Je souhaiterais obtenir des informations ». Si vous écrivez « je souhaiterai », vous passez au futur simple.
Comment écrire je souhaiterais ?
On écrit « je souhaiterais » avec un s après le e final du radical : souhait-er-ais. C’est la première personne du singulier au conditionnel présent. Je conseille de retenir l’idée de politesse : quand vous voulez adoucir une demande, « je souhaiterais » est souvent la bonne forme. Exemple : « Je souhaiterais prendre rendez-vous ».
Comment on écrit souhaite ?
« Souhaite » s’écrit s-o-u-h-a-i-t-e. C’est la forme du verbe « souhaiter » au présent, à la première personne singulier (« je souhaite ») ou à la troisième personne singulier (« il/elle souhaite »). Exemple : « Je souhaite participer » ou « Elle souhaite changer de date ». Le sujet permet de comprendre qui parle.
Qui souhaite ou souhaitent ?
On écrit « souhaite » avec un sujet singulier : je, tu, il, elle, on, ou un nom singulier. On écrit « souhaitent » avec un sujet pluriel : ils, elles, ou plusieurs personnes. Exemple : « L’élève souhaite répondre » mais « Les élèves souhaitent répondre ». Pour choisir, je repère toujours le vrai sujet du verbe.
Quel temps après je souhaite que ?
Après « je souhaite que », on emploie généralement le subjonctif, car il s’agit d’un souhait, d’une volonté ou d’une attente. On écrit par exemple : « Je souhaite qu’il vienne » ou « Je souhaite que vous soyez présents ». Le mode indicatif n’est normalement pas attendu après cette tournure dans un français soigné.
Retenez un repère simple : pour une demande polie, écrivez presque toujours « je souhaiterais » avec -ais. Ensuite, relisez la phrase en vous demandant si le ton convient vraiment au destinataire : famille, collègue, direction, mairie ou partenaire. Si la formule paraît trop froide, remplacez-la par une tournure plus directe et naturelle. En classe comme dans les écrits professionnels, cette petite vérification améliore à la fois la correction et la qualité de la relation.
Mis à jour le 05 mai 2026