« Dont » est un pronom relatif qui relie deux propositions et remplace un complément introduit par « de ». On l’utilise dans des phrases comme « le livre dont je parle », parce qu’on dit « parler de ce livre » ; il peut aussi marquer la possession, la quantité ou le lien avec un adjectif construit avec « de ».
« Le projet dont on parle » ou « le projet que l’on parle » ? En formation, je rencontre très souvent cette hésitation, chez les élèves comme chez les adultes. Pourtant, un test simple permet de trancher vite : si le verbe, l’adjectif ou le nom se construit avec « de », « dont » est souvent la bonne solution. En classe, c’est un mot précieux, parce qu’il aide à écrire des phrases plus fluides et plus précises. Avec quelques repères fiables et des exemples concrets, son emploi devient beaucoup plus clair.
En bref : les réponses rapides
Définition de « dont » : sens, nature grammaticale et fonction
« Dont » est un pronom relatif. Il relie deux propositions, renvoie à un antécédent et remplace un complément introduit par de : le livre dont je parle, parce qu’on dit parler de ce livre.
Pour une définition simple, retenez ceci : dont appartient à la classe des pronoms relatifs, comme qui, que ou où. Sa nature grammaticale est donc stable : c’est un pronom. Sa fonction, elle, dépend de la phrase. Dans la proposition relative, il reprend un nom déjà exprimé, appelé antécédent, et remplace un groupe construit avec de. C’est la base de la nature et fonction de dont. On dira ainsi : la gourde dont l’élève a besoin, car on dit avoir besoin de cette gourde. Les grands ouvrages de référence vont dans le même sens : Larousse, le CNRTL, l’Académie française et l’OQLF présentent ce mot comme un relatif qui introduit une subordonnée et marque un lien avec de. Pour la classe, le bon réflexe est donc très concret : si vous pouvez reformuler avec de + nom, le relatif attendu est souvent celui-ci.
Sur le plan de la fonction, ce pronom n’a pas une seule valeur. Il peut représenter le complément d’un verbe construit avec de : le projet dont nous parlons. Il peut aussi marquer l’appartenance : l’école dont je connais la directrice. Il sert encore à exprimer une provenance abstraite ou un contenu : le sujet dont traite l’affiche. On le rencontre enfin avec la quantité : les 30 élèves, dont 12 éco-délégués. Cette diversité explique pourquoi la question dont fonction revient souvent en classe. Le point commun reste pourtant simple : il remplace toujours un élément lié par de, qu’il s’agisse d’un verbe, d’un adjectif ou d’un nom. On dira par exemple être fier de, donc le compost dont la classe est fière. Cette formulation est conforme aux attendus de l’Éducation nationale, qui demandent au cycle 3 et au collège d’identifier les classes grammaticales et de comprendre le rôle des propositions relatives dans l’étude de la langue.
En pratique, pour sécuriser la compréhension, je conseille un test très rapide, utile du primaire au collège : remettez la phrase à plat. Si l’on obtient de ce nom, le choix devient plus clair. Le livre dont je parle donne je parle de ce livre. La biodiversité dont l’affiche montre les enjeux donne l’affiche montre les enjeux de cette biodiversité. Ce test aide aussi à éviter l’erreur fréquente le livre que je parle, incorrecte ici. Dans une classe française engagée en EDD, on peut partir d’une phrase authentique : Le commerce équitable est un thème dont les élèves comprennent vite l’intérêt. Vous travaillez alors la grammaire sur un contenu réel, en phase avec les programmes et les ressources institutionnelles. Pour un appui fiable, vous pouvez croiser les programmes de français de l’Éducation nationale avec les exemples de production écrite issus de projets d’école, comme une exposition sur l’alimentation durable ou la biodiversité scolaire, parfois valorisée dans une démarche proche du label Écoles Équitable.
Quand utiliser « dont » ? La règle simple avec des exemples justes
Vous utilisez dont quand le mot remplacé dépend de de : parler de, avoir besoin de, être fier de, la moitié de, la couverture de ce livre. Le réflexe le plus sûr est simple : reformulez la phrase avec de; si la construction tient, dont est souvent le bon choix.
Quand on se demande quand on utilise dont ou quand il faut mettre dont, la règle utile en classe est celle-ci : dont remplace un groupe introduit par de. Cela vaut avec un verbe, un nom, un adjectif ou une quantité. Exemples très simples : Je parle de ce livre devient le livre dont je parle; elle a besoin de matériel devient le matériel dont elle a besoin; il est fier de son projet devient le projet dont il est fier. Même logique avec la possession : la couverture de ce livre est rouge donne le livre dont la couverture est rouge. Et avec la quantité : la moitié des élèves devient les élèves dont la moitié participe. En revanche, si la phrase n’appelle pas de, on choisit souvent que ou où. C’est le test qui évite le plus d’erreurs.
Les confusions fréquentes sont connues : que ou dont, dont ou donc, donc ou dont, mais aussi les formes proches de qui, duquel, de laquelle, de quoi et d’où. Donc exprime une conséquence; dont introduit une relation avec de. On écrit donc : Il a révisé, donc il réussit, mais la leçon dont il se souvient. Avec des personnes, de qui est possible après une préposition précise : l’élève à côté de qui je m’assois; avec une chose, on emploie plus volontiers duquel ou de laquelle quand la préposition est complexe : le projet à propos duquel nous débattons. Dont reste plus direct quand seul de est en jeu. Larousse et l’Académie française signalent aussi une ancienne valeur concrète, proche de d’où ou de là, mais elle n’est plus d’usage courant. Pour une classe, mieux vaut s’en tenir à l’emploi moderne.
| Mot | Question utile | Exemple juste |
|---|---|---|
| que | Le verbe se construit sans de ? | Le texte que nous lisons |
| dont | Peut-on reformuler avec de ? | Les producteurs dont nous avons étudié le travail |
| où | Parle-t-on d’un lieu ou d’un moment ? | La ferme où la classe est allée |
| duquel | Y a-t-il une préposition plus précise que de seul ? | Le dossier à propos duquel nous écrivons |
Comment l’appliquer dans votre classe : faites écrire deux phrases successives, d’abord avec de, puis avec la relative. En CM ou en 6e, cela marche très bien lors d’affiches sur le commerce équitable ou l’alimentation durable : Nous avons étudié le travail de ces producteurs devient les producteurs dont nous avons étudié le travail. Vous ancrez ainsi la grammaire dans un projet réel, par conséquent la mémorisation est plus solide; c’est fréquent en démarche EDD, y compris dans certaines écoles engagées vers le label Écoles Équitable. Côté ressource, les programmes de français de l’Éducation nationale insistent sur la maîtrise des reprises et des expansions de la phrase, tandis que l’ADEME et Max Havelaar France fournissent des supports concrets pour produire ce type d’écrits documentaires. FAQ : peut-on toujours remplacer par duquel ? Non, la phrase devient souvent plus lourde. Peut-on écrire la ville dont je vais ? Non, on dit la ville où je vais. Un bon dont exemple reste celui que l’élève peut d’abord reformuler avec de.
Les 4 cas où « dont » fonctionne presque à coup sûr
Repère rapide : ce pronom fonctionne très bien quand vous pouvez reformuler avec de. Quatre cas reviennent sans cesse : verbe + de, nom + de, adjectif + de et quantité ou partie de. Si la phrase test avec de tient, vous êtes souvent sur la bonne voie.
Pensez à cette mini-checklist. Avec un verbe + de : « Voici le projet dont nous parlons » → « nous parlons de ce projet ». Avec un nom + de : « L’école dont le jardin est partagé » → « le jardin de cette école ». Avec un adjectif + de : « Un élève dont je suis fier » → « je suis fier de cet élève ». Enfin, pour une quantité ou une partie : « Les graines, dont trois variétés locales, ont été semées » → « parmi les graines, trois variétés locales ». Très utile en classe. Je conseille de faire repérer le petit mot de caché avant de choisir la bonne tournure, comme dans des phrases sur le tri, le potager ou l’alimentation durable.
Les erreurs fréquentes avec « dont » et comment les éviter
L’erreur la plus fréquente consiste à employer « dont » alors que le verbe ne se construit pas avec de, ou à ajouter un second de après le pronom. Le bon test est simple : reformulez la phrase de départ. Si vous entendez de quelque chose ou de quelqu’un, le pronom relatif est possible ; sinon, choisissez souvent que, qui ou une autre tournure.
On voit souvent des phrases comme « le livre dont je lis ». Elles sont fautives, car on dit lire un livre, et non lire de ce livre. Il faut donc écrire « le livre que je lis ». Même logique pour « la personne dont je vois », incorrect, puisqu’on dit voir quelqu’un. En revanche, « la personne dont je parle » est juste, car on dit parler de quelqu’un. Autre piège classique : le redoublement, dans « la personne dont je lui parle ». Ici, « lui » est de trop, puisque le pronom relatif remplit déjà la fonction. Ce point est rappelé par l’Académie française et par le Bescherelle, qui insistent sur la construction du verbe. En classe, je conseille une vérification rapide avant validation :
- Reformulez avec le verbe seul : entend-on clairement de ?
- Supprimez tout mot doublon après le pronom : de, en, lui parfois.
- Testez un autre relatif : si que fonctionne mieux, gardez-le.
- Ne confondez pas dont ou donc : l’un est un pronom relatif, l’autre un adverbe logique.
La confusion avec « donc » relève des homonymes à l’oral, surtout chez les élèves. Pourtant, le sens tranche vite : donc signifie par conséquent, alors que dont relie un nom à une proposition. Si vous vous demandez quel mot pour remplacer dont, la réponse est nuancée : il n’existe pas un seul équivalent. Selon le contexte, on peut reformuler avec de qui, duquel, de laquelle, ou une phrase plus simple. Pour quel est le synonyme de dont, on parlera donc plutôt de reformulations que de vrai synonyme. Dans une langue plus soutenue, duquel peut convenir après une préposition composée, mais il ne remplace pas automatiquement le pronom relatif courant. Côté prononciation, pour répondre à comment prononcer dont, on dit généralement /dɔ̃/, avec un son nasal, sans faire entendre le t final. Enfin, pour dont anglais, on traduit souvent par whose, of which ou on reformule, car les systèmes grammaticaux ne se superposent pas exactement. Les ressources d’Éduscol sur l’étude de la langue rappellent d’ailleurs que l’enseignement de la grammaire gagne en efficacité quand on part d’usages réels : par exemple, « les déchets dont la classe a parlé lors du conseil d’élèves », dans un projet EDD mené en école française.
Comment l’appliquer dans votre classe : une méthode simple pour faire comprendre « dont »
Pour faire comprendre « dont », partez d’une phrase très simple contenant de, puis faites-la transformer en phrase relative. En 10 minutes, vos élèves peuvent repérer l’antécédent, vérifier la présence de de / du / des et produire un pronom relatif dont exemple réutilisable dans un projet de classe.
La méthode la plus efficace en classe tient en trois gestes. Vous donnez d’abord une phrase de départ liée à un projet concret d’éducation au développement durable que l’école porte : Nous observons les traces de ces espèces dans la cour. Les élèves entourent le groupe avec de : de ces espèces. Puis vous faites reformuler : les espèces dont nous observons les traces. Même logique avec l’alimentation durable : Nous vérifions l’origine de ces produits devient les produits dont l’origine est connue. Ce test est simple et robuste : si la phrase de départ contient de, parler de, avoir besoin de, observer les traces de, le remplacement par dont est souvent possible. Pour comment utiliser dont, vos élèves ont besoin de voir, manipuler, dire à voix haute. Les programmes de français de l’Éducation nationale insistent justement sur l’observation de la langue, la manipulation et la comparaison de formulations dans l’étude de la phrase.
Concrètement, prenez l’exemple réaliste d’une classe qui prépare une petite exposition sur la biodiversité scolaire. Vous affichez trois phrases sources au tableau : Nous photographions les feuilles de ces arbres, Nous relevons les traces de ces espèces, Nous parlons du rôle des hérissons. Les élèves transforment : les arbres dont nous photographions les feuilles, les espèces dont nous relevons les traces, les hérissons dont nous parlons. Vous obtenez ainsi de vrais exercices dont, courts et immédiatement utiles pour varier les formulations. Pour nourrir le contenu du projet support, vous pouvez vous appuyer sur les ressources ADEME sur la biodiversité et les éco-gestes, ou sur la FAO si votre support porte plutôt sur l’alimentation durable et l’origine des produits. Cette articulation langue-projet fonctionne très bien en affichage, en légende de photo, en capsule orale ou en préparation d’exposition. Elle peut aussi alimenter discrètement un dossier EDD ou une démarche Label Écoles Équitable.
La variante cycle 3 reste très guidée : une phrase source, un repérage de de, une transformation, puis une production orale par binômes. Au collège, vous pouvez complexifier avec des verbes comme se souvenir de, avoir besoin de, être responsable de, et demander une justification grammaticale brève : quel est l’antécédent, quel mot appelle de, pourquoi dont est correct. Pour évaluer vite, je conseille un mini-ticket de sortie avec trois lignes : repérer l’antécédent, transformer une phrase, inventer un exemple lié au projet de classe. En moins de deux minutes, vous voyez si l’élève confond encore avec que ou où. C’est une façon très concrète de travailler dont en classe sans fiche lourde ni séance longue. Si vous cherchez maintenant les pièges les plus fréquents et les réponses rapides aux hésitations des élèves, la FAQ qui suit vous fera gagner du temps.
Exemple concret en école française : écrire à partir d’un projet biodiversité ou commerce équitable
En classe, “dont” devient plus clair quand il sert à écrire sur un projet réel. Une séance simple suffit : les élèves collectent des informations, repèrent le groupe introduit par de, puis réécrivent avec “dont”. Le contexte EDD donne du sens, car la grammaire aide ici à mieux expliquer une action concrète de l’école.
Dans une école engagée dans un potager ou une semaine du commerce équitable, vous pouvez partir d’affiches, d’un article de l’Éducation nationale sur l’EDD ou d’une ressource ADEME et faire relever des phrases utiles. Les élèves trient ensuite deux colonnes : on peut remplacer par “dont” / on ne peut pas. Puis ils rédigent une affiche ou une courte présentation orale. J’ai vu ce format fonctionner dans une école élémentaire de Loire-Atlantique autour d’un inventaire de cour : les élèves écrivaient mieux parce qu’ils parlaient d’êtres vivants observés par eux. Phrases modèles réutilisables : « Voici les plantes dont nous prenons soin. » « Le compost est un outil dont l’école se sert chaque semaine. » « Nous avons choisi des bananes dont l’origine est connue. » « C’est un insecte dont les élèves ont décrit l’habitat. » « Voilà les actions dont notre classe est fière. »
dont définition
Dont est un pronom relatif. Il sert à relier une proposition subordonnée à un nom déjà mentionné, appelé antécédent. On l’emploie souvent pour remplacer un complément introduit par de : parler de, avoir besoin de, se souvenir de. Exemple : le livre dont je parle. Il peut aussi exprimer une idée de possession : la femme dont le fils est absent.
comment prononcer dont
Dont se prononce généralement comme don, sans faire entendre le t final. En français courant, on dit [dɔ̃]. Le son est nasal, comme dans bon ou nom. Je conseille de bien écouter la différence entre dont et donc, qui se ressemblent parfois à l’oral, mais n’ont ni la même prononciation exacte ni la même fonction grammaticale.
Quelle est la fonction du mot dont ?
La fonction de dont est d’introduire une proposition subordonnée relative en remplaçant un complément construit avec de. Il peut être complément du verbe, complément de l’adjectif ou complément du nom. Par exemple : l’élève dont je parle, le projet dont je suis fier, la classe dont les fenêtres sont ouvertes. Sa fonction dépend donc du mot qu’il complète dans la subordonnée.
Quand on utilise dont ?
On utilise dont quand le mot repris dans la relative correspond à un groupe introduit par de. C’est le cas après des verbes comme parler de, rêver de, avoir besoin de, ou pour marquer la possession. Exemple : voici le sujet dont nous avons besoin. On l’emploie aussi dans des tournures comme parmi lesquels, mais dont reste plus naturel dans bien des phrases.
Quelle est la nature du mot dont ?
La nature grammaticale de dont est pronom relatif. Cela signifie qu’il remplace un nom ou un groupe nominal déjà exprimé et qu’il relie ce nom à une proposition subordonnée relative. Contrairement à un simple pronom, il a donc aussi un rôle de liaison dans la phrase. C’est un mot invariable : il ne change ni en genre ni en nombre.
Quel est la classe grammaticale de Dont ?
La classe grammaticale de dont est celle des pronoms relatifs. Il appartient à la même famille que qui, que, quoi, lequel, laquelle ou où, selon les contextes. Dont est toutefois particulier, car il remplace très souvent un complément introduit par de. En classe, je le présente comme un outil pratique pour éviter les répétitions et construire des phrases plus fluides.
Quelle est la nature et la fonction de Dont ?
Sa nature est pronom relatif. Sa fonction varie selon la phrase : il peut être complément d’un verbe, d’un adjectif ou d’un nom introduit par de. Exemple : le dossier dont je m’occupe, la réussite dont elle est fière, l’arbre dont les branches tombent. Pour bien l’identifier, je conseille de reformuler la phrase avec de afin de vérifier si dont est justifié.
Quand il faut mettre Dont ?
Il faut mettre dont quand on peut reformuler avec de + antécédent. Par exemple : je parle de ce livre devient le livre dont je parle. Même logique avec avoir besoin de, se souvenir de, être fier de. On l’utilise aussi pour exprimer la possession : un village dont l’école est rénovée. Si la phrase demande à, sur ou avec, dont ne convient pas.
Retenez l’essentiel : « dont » s’emploie quand on peut reformuler avec « de ». C’est un repère très efficace pour éviter les erreurs fréquentes et aider les élèves à construire des phrases justes. Pour progresser rapidement, faites un test systématique en classe : remplacer la relative par une formulation avec « de ». Si la phrase tient, « dont » a de fortes chances d’être le bon choix.
Mis à jour le 05 mai 2026