L’arrivée d’un enfant bouleverse la vie d’un foyer, en apportant bien évidemment de la joie, mais également de nouvelles responsabilités. Parmi les diverses responsabilités, il y a la protection de la santé de l’enfant. La sécurité sociale assure une couverture de base pour les soins médicaux, mais elle ne prend en charge qu’une partie des dépenses réelles. Sachant que les premières années de vie d’un enfant génèrent des frais de santé importants, il est nécessaire de prendre un certain nombre de mesures pour ne pas être submergés en tant que parents.
Quels sont les besoins de santé spécifiques de la petite enfance ?
Avant d’explorer les différentes options de couverture, il est important de comprendre les besoins de santé qui caractérisent la petite enfance. Ainsi, de la naissance à 6 ans, les enfants ont besoin d’un suivi médical particulièrement dense. Durant la première année, les consultations doivent être mensuelles et ensuite devenir trimestrielles jusqu’à 2 ans.
Ces rendez-vous de surveillance incluent des examens cliniques, des mesures anthropométriques ainsi que des évaluations du développement psychomoteur. C’est pour cela qu’il est préférable de souscrire une mutuelle pour enfant individuelle, afin de pouvoir supporter les frais liés à ces visites récurrentes.
Les affections ORL et respiratoires doivent aussi être au programme chez les enfants. Des infections comme les otites, les rhinopharyngites, les bronchiolites sont assez souvent remarquées chez eux. À tout cela, il faut ajouter les consultations liées à la santé bucco-dentaire. Elles doivent commencer dès l’apparition des premières dents. Les soins orthodontiques précoces représentent un gros poste de dépense, parfois sous-estimé par les jeunes parents.
Quelles sont les solutions disponibles pour protéger son enfant ?
Il existe plusieurs solutions qui permettent aux parents de protéger leurs enfants et de dépenser moins à cause des problèmes de santé de ces derniers. Chacune des solutions dispose de ses points forts et de ses points faibles.
Rattacher son enfant à la mutuelle d’un parent
La solution la plus couramment adoptée pour la protection de l’enfant est le rattachement à la complémentaire santé de l’un des deux parents. On choisit généralement celle qui offre les meilleures garantes ou les conditions d’affiliation les plus avantageuses. Cette option est appréciée pour la simplicité administrative qu’elle offre. Il suffit d’effectuer une simple déclaration auprès de l’assureur et le tour est joué. Les formalités se limitent aussi généralement à fournir un acte de naissance ou une copie du livret de famille.
Le coût de l’affiliation varie selon les contrats. Les mutuelles d’entreprise proposent généralement l’extension aux ayants droit moyennant une cotisation supplémentaire modérée, parfois même gratuite, en fonction des accords. Les mutuelles individuelles quant à elles, appliquent des tarifs d’ayant droit qui peuvent être substantiels ou équivalents à une cotisation adulte complète.
Un autre avantage de cette formule est la cohérence des garanties au sein du foyer. Toute la famille bénéficie des mêmes niveaux de remboursement, ce qui simplifie la compréhension et la gestion des prises en charge.
Cependant, il y a des limites avec cette approche. Par exemple, les garanties conçues pour des adultes ne correspondent pas nécessairement aux besoins spécifiques de la petite enfance. De même, certains postes essentiels pour les jeunes enfants peuvent être insuffisamment couverts par une mutuelle adulte standard.
Opter pour une mutuelle familiale globale
Une autre solution que vous pourrez adopter est la mutuelle familiale globale. C’est une option séduisante pour les foyers avec plusieurs enfants ou anticipant des naissances multiples. Cette formule propose un contrat unique qui couvre simultanément les deux parents et l’ensemble des enfants. Elle nécessite une cotisation forfaitaire familiale indépendante du nombre d’enfants au-delà d’un certain seuil. Les familles peuvent ainsi effectuer des économies en adoptant cette formule.
La mutuelle familiale offre aussi une stabilité appréciable dans la durée. Quel que soit le parcours professionnel des parents, le contrat souscrit à titre individuel ne change pas. Néanmoins, cette option présente un coût d’entrée généralement supérieur à la simple affiliation d’un enfant unique sur la mutuelle parentale. Elle est donc moins pertinente pour les familles mono-parentales.
Souscrire une mutuelle individuelle dédiée à l’enfant
Une troisième option pour laquelle les parents pourraient choisir est la souscription d’une complémentaire santé spécifiquement dédiée à l’enfant. Offerte par divers organismes comme la SMENO, elle dispose de plusieurs avantages. Les assureurs spécialisés proposent des formules entièrement calibrées sur les besoins pédiatriques.
Avec une telle approche personnalisée, il devient possible d’optimiser de façon précise, le rapport garanties/prix en ne payant que pour les postes réellement utiles à l’âge concerné. Pour un nourrisson par exemple, les parents peuvent privilégier les remboursements généraux en consultations pédiatriques, les vaccins et la kinésithérapie respiratoire. Quoi qu’il en soit, avant de choisir l’une ou l’autre des solutions, il est important de se poser les bonnes questions.